mardi 19 septembre 2017

La petite robe grise

J'avais trouvé une quinzaine de pelotes de coton à tricoter aux aiguilles 3,5 et avais d'abord imaginé en tirer deux chandails assortis, un pour l'Homme et l'autre pour sa fille, mais c'est finalement moi que j'ai gâté. J'ai tricoté cette robe en top-down, démarrant avec 122 mailles à l'encolure, suivant l'inspiration du moment au fur et à mesure que j'avançais, en un peu plus d'un mois au printemps dernier. Mes longs trajets m'ont permis d'avancer assez rapidement.

Des tresses pour le raglan, et des bordures rapportées au bout des manches et en bas.

J'ai opté pour la sobriété à l'encolure, avec juste un bord rouloté, fixé aux points glissés, afin de pouvoir y épingler une broche sans surcharger l'ensemble.

Des diminutions pour la taille, suivies d'augmentations à partir des hanches. Des poches masquent celles de devant.

Le bas de la robe présente un léger arrondi pour un plus joli tombé.

J'ai utilisé très exactement treize pelotes sur les quinze dont je disposais – ci dessous, ce qu'il en restait une fois les fils rentrés et coupés. Cette robe me portera-t-elle chance ?

lundi 18 septembre 2017

La petite robe grise, explications

Matériel : 13 pelotes de coton à tricoter en 3,5, aiguilles droites en 3,5 (facultatif), aiguilles circulaires en 3,5 de 80 cm de long, aiguille à torsades, 5 marqueurs de trois couleurs différentes, puis 4 autres de la couleur que l'on veut (soit 9 marqueurs au total).
Points employés : jersey endroit, jersey envers, torsades en épi de blé, bordures fantaisie.

Sur les aiguilles droites monter 122 mailles réparties comme suit : 20 mailles, placer un marqueur, 21 mailles, placer un marqueur de la même couleur, 40 mailles, placer un marqueur de la deuxième teinte, 21 mailles, placer un deuxième marqueur de cette même teinte, 20 mailles. Transférer ce début d'ouvrage sur les aiguilles circulaires en tricotant le premier rang, placer le cinquième marqueur, celui d'une teinte isolée, et fermer le rang pour pouvoir tricoter de façon circulaire. Les deux marqueurs de la première couleur indiquant l'emplacement du raglan gauche, ceux de la deuxième couleur le droit et le cinquième indiquant le changement de rang.


7 mailles avant le premier raglan faire 1 jeté puis tricoter 1 maille de jersey endroit, 2 mailles de jersey envers, former un côté puis l'autre de la torsade (le marqueur vient au milieu), 2 mailles de jersey envers, 1 maille de jersey endroit, 1 jeté et poursuivre en jersey endroit. Recommencer de même avec les 3 autres raglans. Tricoter le rang suivant au jersey endroit. 7 mailles avant chaque raglan tricoter le jeté du rang précédent, 1 maille de jersey endroit, 2 mailles de jersey envers, 8 mailles de jersey endroit, 2 mailles de jersey enverss, le jeté du rang précédent et continuer en jersey endroit. Poursuivre ainsi un rang sur deux jusqu'au bout du raglan (ici 35 fois).

Soit, sur huit mailles, placer les deux premières sur une aiguille à torsades, tricoter les deux suivantes en passant devant l'aiguille à torsades, tricoter les mailles de l'aiguille à torsades, placer les cinquième et sixième mailles sur l'aiguille à torsades, tricoter les septième et huitième mailles en passant derrière l'aiguille à torsades, tricoter les cinquième et sixième mailles. À tricoter un rang sur deux. Les autres rangs, tricoter les mailles comme elles se présentent.

Une fois le raglan terminé, mettre les mailles des manches en attente, soit sur d'autres aiguilles circulaires, soit en y passant un fil de couleur. Placer un marqueur à la jonction de chaque manche, conserver le marqueur indiquant le changement de rang.
À 37 cm de hauteur totale (14 cm sous le raglan), tricoter une diminution de chaque côté de chaque marqueur de manche tous les 10 rangs à 4 reprises.




dimanche 30 juillet 2017

Modèle nu

«“Très épatant, tout de même, le nu… Ça fiche une note sur le fond… Et ça vibre, et ça prend une sacrée vie, comme si l’on voyait couler le sang dans les muscles… Ah ! un muscle bien dessiné, un membre peint solidement, en pleine clarté, il n’y a rien de plus beau, rien de meilleur, c’est le bon Dieu !… Moi, je n’ai pas d’autre religion, je me collerais à genoux là devant, pour toute l’existence.”
Et, comme il était obligé de descendre chercher un tube de couleur, il s’approcha d’elle, il la détailla avec une passion croissante, en touchant du bout de son doigt chacune des parties qu’il voulait désigner.
“Tiens, là, sous le sein gauche, eh bien, c’est joli comme tout ! Il y a des petites veines qui bleuissent, qui donnent à la peau une délicatesse de ton exquise… Et là, au renflement de la hanche, cette fossette où l’ombre se dore, un régal ! Et là, sous le modelé si gras du ventre, ce trait pur des aines, une pointe à peine de carmin dans de l’or pâle… Le ventre, moi, ça m’a toujours exalté. Je ne puis en voir un, sans vouloir manger le monde. C’est si beau à peindre, un vrai soleil de chair !”» Chap. IX, pp. 288-289

L’Œuvre
Émile Zola
Le Livre de poche



mardi 25 juillet 2017

À partir d'un incipit

«Elle parle vite.» Les mots sortent en rafale, saccadés, mais le flot semble intarissable. Elle dit le choc, la peine, le chagrin, la solitude et l'isolement. Elle dit qu'elle n'a plus rien, qu'elle n'est plus rien. Qu'elle n'arrive pas à se projeter dans un futur quel qu'il soit et ne sait donc ce qui l'attend. 
Elle ne s'apitoie pas sur son sort, elle considère les choses avec lucidité, froidement, malgré sa tempête intérieure. Elle a beau tourner les choses encore et encore dans sa tête elle peine à comprendre ce qui lui est arrivé et ne sait combien de temps il lui faudra pour s'en relever, pour retrouver un désir d'aller de l'avant.
Maintenant les larmes coulent. Elles jaillissent toutes seules et leur flot à elles aussi ne semble pas pouvoir s'arrêter. Elle pleure comme elle n'a jamais pleuré. De tout son corps, de toute son âme, de tout son cœur. Si au moins ces larmes pouvaient lui apporter un apaisement, mais plus elles coulent et plus elle a l'impression de sombrer.
L'épuisement finit par la rattraper, elle ferme les yeux, toujours secouée par les sanglots. La peine était trop forte, elle a pris un comprimé pour l'aider et le sommeil la cueille. C'est déjà le petit matin, il ne lui reste que quelques courtes heures à dormir et la journée qui l'attend s'annonce bien remplie.
Elle se réveille trois heures plus tard mais, étonnamment, elle parvient à se mettre en train sans trop de difficultés, et s'offre même le luxe d'aller à pied à son premier rendez-vous et d'arriver en avance.
Pendant ce temps elle en arrive à presque oublier le vertige qui l'habite.


jeudi 20 juillet 2017

Petites phrases

Composer une ou deux courtes phrases à partir des cinq mots suivants : souffle, cuiller, lapin, perruque, idée.

Souffle : c'est le nom qu'elle a donné à l'un de ses sensuels dessins, où deux corps s'enlacent, comme portés par le vent.


Une cuiller pour papa, une cuiller pour maman et une cuiller pour toi. Te souviens-tu de cette phrase destinée à te faire manger ce que tu n'aimais pas ?
Telle le lapin d'Alice, elle est toujours en retard, quelles que soient les précautions qu'elle prend pour partir à l'heure. Il paraît que cela vient d'une mauvaise évaluation du temps.
Ma grand-mère avait perdu ses cheveux à la suite d'une typhoïde et durant quelque temps avait  porté des perruques.
Il est temps que cela se termine, j'ai l'impression de ne plus avoir d'idées !