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samedi 30 juillet 2016

Encore du neuf avec du vieux

J'avais ramassé ce siège sur le trottoir d'une rue voisine il y a quelques années. Une panne de velours bronze en recouvrait le dossier comme l'assise. Déchirée à plusieurs endroits, en haut comme en bas, elle laissait s'échapper la mousse censée le rendre plus confortable. Arrivée à la maison j'avais commencé  par le nettoyer puis, au bout d'un temps, en avais ôté le tissu. Huit vis bien pointues dépassaient de chaque côté de l'assise, rendant tout séjour inconfortable quel que soit le nombre de coussins installés par-dessus. Quatre autres au bout plat, comme celles qui vont avec les chevilles Molly, faisaient de même aussi bien sur l'assise que sur le dossier. Le bois de ces parties était en outre moins beau et n'avait bien sûr pas été poli. J'ai dans un premier temps songé à teindre ces parties au brou de noix mais quelque chose me retenait, je craignais un résultat médiocre. J'ai ensuite envisagé de tout peindre mais ce fauteuil est pliant et réglable, la peinture se serait rapidement écaillée. J'ai finalement songé à peindre ces deux parties mais j'hésitais quant à la couleur à adopter, je voulais quelque chose qui se marie avec les différents bois des meubles du salon. J'avais aussi peur de ne pas trouver de vis de remplacement qui conviendraient, de ne pas parvenir à le remonter, et j'ai fini par le reléguer dans un coin du séjour – où il a plus ou moins servi de dépotoir.

Je me suis finalement lancée. J'ai d'abord trouvé des vis plus courtes – au bout plat et du bon diamètre – pour remplacer les pointues, mais elles se sont révélées trop courtes et je les ai retrouvées par terre au bout d'une semaine. J'ai alors pris des vis similaires aux précédentes, sous la tête desquelles j'ai placé un écrou pour qu'elles ne dépassent pas. Je n'avais pas de vis plus courtes pour remplacer les longues à bout plat. Je ne pensais pas pouvoir en trouver dans le commerce, et n'avais pas très envie d'y aller pour rien : je les ai raccourcies à l'aide d'une scie à métaux. Le fond de deux flacons de peinture acrylique dorée, de celle que l'on trouve dans les magasins de loisirs créatifs, m'a permis de recouvrir le dessus de l'assise (l'autre face avait fort à propos été peinte en noir !) et les deux côtés du dossier, rendant le siège déjà utilisable. Un coussin en a accru le confort, mais je trouvais qu'il manquait encore quelque chose au dossier. J'ai d'abord envisagé de peindre quelque chose dessus à main levée, avant de me souvenir de ce pochoir au motif de dentelle.

Je n'aurais jamais attendu aussi longtemps si j'avais su que ce serait si simple. Avant même de le décorer j'ai de nouveau adopté ce fauteuil, une sciatique assortie d'une tendinite à la jambe gauche m'interdisant tout siège moelleux ou un peu bas et m'obligeant à cesser la plupart de mes activités…

samedi 27 février 2016

Sac à tarte en wax, coutures invisibles

À Coopaname des réunions, des ateliers, des formations sont régulièrement organisés, qui permettent de connaître les orientations que prend la scop, de se sentir moins seul, d'affiner, d'élaborer ou partager des idées, des techniques, et sont prétextes à repas également partagés. La convivialité y est très importante. Ça tombe bien, j'adore les auberges espagnoles.
Prendre les transports en commun avec son plat à tarte dans un torchon noué n'est pas très pratique. En général je couds pour les autres mais, cette fois-ci, j'ai pensé à mon propre confort !

Pour coudre un sac à tarte en wax – ou tout autre tissu avec un motif à centrer –, tailler un coupon de 40 cm sur toute la laize et un autre, pour la doublure, de 40 cm x 70 cm. Plier le coupon de wax en deux, le repasser pour marquer le centre et couper les deux épaisseurs à 35 cm.


Le déplier puis le plier une première fois dans le sens de la longueur, repasser pour en marquer le centre, plier une deuxième fois toujours dans la longueur et repasser à nouveau. Ces deuxièmes marques serviront de repères pour positionner les anses.


Dans les chutes du coupon, préparer deux bandes de 10 cm de large pour les anses. Veiller à la symétrie des motifs sur les chutes employées. Les plier en deux dans la longueur puis les épingler, endroit contre endroit, avant de les coudre puis les retourner. On peut renforcer la première couture en piquant à 0,5 cm du bord de chaque côté avant de fixer les anses obtenues sur l'endroit du futur sac.


Selon le motif on aplatira telles quelles les anses une fois retournées ou on choisira, comme ici, de centrer la couture pour un fini plus esthétique avant de les épingler au sac.


Reprendre le corps du sac et l'épingler endroit contre endroit au tissu prévu pour la doublure, les anses à l'intérieur. Coudre les deux extrémités en ménageant une ouverture entre les anses sur l'une d'elles afin de retourner l'ouvrage à la fin.


Une fois les extrémités cousues retourner l'ouvrage, plier une nouvelle fois le rectangle en deux et marquer le pli au fer. Déplier puis rabattre chaque extrémité sur le pli précédemment obtenu. Marquer ces plis-là aussi, dans un sens puis dans l'autre pour ensuite effectuer un rentré plus facilement.


Le rentré effectué de chaque côté, épingler le (presque) carré obtenu en faisant attention de prendre toutes les épaisseurs et piquer à 1 cm du bord. Retourner l'ouvrage et le fermer à petits points.


Recto.

Verso.

Rien n'empêche, bien sûr, de reprendre cette méthode pour n'importe quel type d'imprimé…

samedi 6 février 2016

Bonnet bicolore

Longtemps l'Homme n'a porté que des casquettes, qu'il a régulièrement perdues. Il a fini par adopter un bonnet, qu'il me faut lui subtiliser pour le laver. Je n'avais encore jamais rien tricoté pour lui, sa maman lui offrant tous les deux ou trois ans un chandail fait de ses mains. Mais ma belle-mère est partie il y a déjà six ans et si je ne me sens pas d'entreprendre un pull pour un gaillard de plus de 1,80 m, il pourra ainsi continuer à porter un (tout petit) peu de fait maison.
Il s'agit d'un mélange de différents modèles disponibles sur la Toile, simple et rapide à monter. Pour le réaliser, il faut :
- 2 pelotes de laine de couleurs contrastées se tricotant aux aiguilles n° 4
- aiguilles droites n° 4 (facultatives, elles ne serviront que pour le montage des mailles)
- aiguilles circulaires n° 4
- 4 anneaux marqueurs
- aiguille à laine

 En Guéret de Fonty. 

Monter 112 mailles sur les aiguilles droites avec la couleur principale. Prendre ensuite les aiguilles circulaires pour tricoter le premier rang, placer un anneau marqueur avant de joindre les extrémités et poursuivre en rond. Veiller à ne pas entortiller les mailles de ce premier rang. Tricoter 8 rangs de côtes 2/2, suivis de 3 rangs de jersey dans la même teinte et de 2 autres de la deuxième couleur. Continuer l'ouvrage en alternant les couleurs, 3 rangs de l'une, 2 rangs de l'autre, jusqu'à obtenir 6 rayures de la couleur principale (noir) et 5 de la couleur secondaire (gris).
Le tricot circulaire étant un tricot en spirale il faut recourir à une astuce pour au moins atténuer les décalages dus aux changements de fil.


Au troisième rang de la 6e rayure noire (soit à environ 12,5 cm de haut) placer un anneau marqueur toutes les 28 mailles et commencer les diminutions au rang suivant, en alternant diminution inclinée à droite et diminution inclinée à gauche de chaque côté des anneaux (8 diminutions par rang). Passée la 8e rayrure de couleur secondaire (à environ 16 cm de haut), poursuivre avec la couleur principale.


Continuer de la sorte tous les deux rangs, jusqu'à ce qu'il reste 8 mailles entre chaque anneau (32 mailles en tout), puis diminuer tous les rangs jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 8 mailles sur l'aiguille. Couper le fil en laissant une quinzaine de centimètres. À l'aide d'une aiguille à laine le passer dans les mailles restantes, serrer, nouer, rentrer les fils, c'est terminé !

samedi 7 décembre 2013

Pénélope, explications

Ce modèle pour préado menue de (presque) douze ans demande six pelotes de laine se tricotant normalement en 3,5 – ici, de la Guéret de Fonty –,  quatre anneaux marqueurs, une paire d'aiguilles circulaires 4,5 et une paire d'aiguilles 4 (pour les bandes de boutonnage et le col). Les aiguilles circulaires ne sont pas obligatoires mais, au bout de 28 x 8 augmentations, elles permettent de manipuler et de transporter l'ouvrage plus facilement. Prévoir un fil de couleur contrastante ou des aiguilles circulaires supplémentaires pour mettre les mailles des manches en attente.
Points employés : jersey, côtes 1/2 et 2/2, picots.


Monter 84 mailles. Dès le premier rang, au point de jersey, répartir 8 augmentations comme suit : tricoter 12 mailles, 1 jeté, placer un anneau marqueur, 1 maille, 1 jeté ; tricoter 14 mailles, 1 jeté,  1 maille, placer le 2e anneau marqueur, 1 jeté ; tricoter 28 mailles, 1 jeté, placer le 3e anneau marqueur,  1 maille, 1 jeté ; tricoter 14 mailles, 1 jeté, placer le dernier anneau marqueur,  1 maille, 1 jeté ; tricoter les 12 mailles restantes. Répéter ces augmentations 28 fois tous les deux rangs puis placer les mailles des manches en attente sur les aiguilles auxiliaires ou y passer le fil de couleur et continuer à tricoter le corps en  jersey durant 2 cm supplémentaires (4 rangs). Tricoter deux mailles envers ensemble sur le premier rang de côtes à chaque extrémité de l'ouvrage avant de poursuivre, de façon à obtenir 3 mailles envers, 1 maille endroit, *2 mailles envers, 1 maille endroit* jusque 4 mailles avant la fin du rang, que l'on terminera par 3 mailles envers (dont deux mailles tricotées ensemble) durant 19 centimètres (prévoir environ une pelote et demie).

 La douce a choisi la longueur de ce gilet. Peut-être aurais-je dû tricoter des côtes plus longues encore, utiliser la deuxième moitié de la deuxième pelote…

Rabattre les mailles du dernier rang à la manière d'Elizabeth Zimmermann.


Reprendre les mailles de l'une des manches, ajouter 4 mailles pour l'aisance de l'emmanchure et arriver à un total de 75 mailles.  Effectuer une diminution tous les 6 rangs à chaque extrémité, 12 fois. Tricoter 15 rangs en jersey endroit après la dernière diminution, et poursuivre avec 10 rangs de côtes  *2 mailles envers, 1 maille endroit* avant de tricoter une augmentation une maille sur deux, un rang sur deux, à deux reprises. Terminer par des picots. Tricoter l'autre manche à l'identique. (Pour des manches un peu plus longues tricoter un nombre impair de rangs en jersey après les dernières diminutions et un nombre pair de rangs de côtes. De même on peut décider de tricoter les côtes sur une plus grande longueur et quelques augmentations supplémentaires devraient suffire à adapter le modèle à une demoiselle plus grande ou plus costaude que la mienne…)


On peut prévoir la bande de boutonnage dès le premier rang de l'ouvrage (dans ce cas ajouter 8 mailles au rang de montage, que l'on répartit de chaque côté au moment de placer le premier et le dernier anneau marqueur, et que l'on tricotera ensuite au point mousse ou de riz. Prévoir aussi les boutonnières), cela n'a pas été le cas ici. Avec les aiguilles n° 4, relever 106 mailles sur le demi-devant gauche, tricoter 5 rangs en côtes 2/2 et rabattre souplement les mailles. Relever le même nombre de mailles sur le demi-devant droit, tricoter également 5 rangs en côtes 2/2, en répartissant les boutonnières au deuxième rang avant de rabattre souplement les mailles. Dans le cas présent les boutons choisis sont si petits que j'ai simplement festonné une maille pour permettre un boutonnage facile.
On peut choisir d'ajouter au col une bordure rapportée ou lui préférer une terminaison en picots : à l'endroit sur l'endroit, relever 82 mailles à l'aide des aiguilles n° 4 en empiétant d'une maille sur chaque bande de boutonnage et commencer les picots, toujours en jersey endroit, de façon que le bord roulotte vers l'extérieur.

Terminaison en picots des manches : rabattre 2 mailles en jersey envers sur l'endroit. Monter 2 mailles dans la maille obtenue. Tricoter ces 3 mailles en jersey. Rabattre 10 mailles en jersey, et recommencer  jusqu'à la fin du rang.
 

Terminaison en picots du col : monter 2 mailles dans la première maille. Tricoter ces 3 mailles en jersey. Rabattre 8 mailles en jersey, etc.


Pas d'utilisation commerciale, merci.

vendredi 1 novembre 2013

Bis repetita

Ce sac de couchage-là approche la trentaine. Il avait été offert à ma sœur pendant mon séjour américain ou peu après mon retour.


J'ai toujours aimé me lover dedans ou me glisser dessous. Si je ne l'utilise plus vraiment depuis un paquet d'années je ne me suis jamais résolue à le jeter. Je l'ai gardé dans un premier temps me disant qu'il pourrait protéger un objet fragile à l'occasion d'un déplacement ou, sait-on jamais, d'un déménagement, mais il ne pouvait de toute façon plus servir en l'état.

 

Une fine couche de mousse, que l'on devine par transparence à certains endroits, recouvre le molleton  à l'intérieur. Elle tendait à s'échapper par les trous à chaque lavage. 


Sur une de mes étagères à tissus restait la housse de couette turquoise de quand-que-j'avais-l'âge-de-la-douce. En meilleur état que l'autre, qui avait le mérite d'une dominante mooove, elle n'en est pas moins inutilisable.


Je préférais donc l'autre, et je pense que ma mère a jonglé plus d'une fois pour la laver le matin, la repasser et la remettre le soir-même, mais je me souviens que j'étais toujours agréablement surprise du rendu quand ma couette était glissée dans celle-ci.
Comme au printemps dernier j'ai découpé le sac de couchage pour ôter fermeture à glissière et parties élimées, puis je l'ai ajusté aux dimensions de la housse de couette car, contrairement à celui de la douce, il était plus large. J'ai également coupé la partie élimée de la housse et le bas, dont je ne voulais pas, et transformé les surjets des côtés en coutures anglaises puisque, là aussi, l'imprimé était plus vif à l'intérieur.


Je l'ai cette fois molletonné à la machine, m'aidant des rayures du motif de l'une des faces pour coudre à peu près droit. Cette «nouvelle» couvrante aura probablement le même usage que l'autre – l'humidité peut s'installer, nous sommes parés ! –, à moins qu'elle ne protège le futon, en alternance avec le boutis blanc (dont je préfère cependant le rendu).


mercredi 9 octobre 2013

Pochette pour tablette

Bien que ne me connaissant pas elle m'a tirée d'un très mauvais pas, et je voulais l'en remercier. Elle emploie des couleurs lumineuses pour ses dessins et j'ai beaucoup peiné quand est venu le moment de choisir teintes (je les aurais toutes voulues pour mon ouvrage) et motifs : son modèle de tablette est à peine plus grand qu'une ardoise et j'avais trop d'idées en tête pour les caser toutes sur une si petite surface. Les explications pour fabriquer ce type de pochette ne manquent pas sur la Toile mais aucune ne me convenait vraiment, l'un ou l'autre détail me bloquait littéralement – probablement une frayeur stupide de ne pas arriver à relever ce défi – ou ne correspondait pas aux critères que je m'étais fixés : des poches intérieures pour y ranger chargeur, câble et, pourquoi pas, un calepin pour ses esquisses, et une autre pour les crayons, à la façon des trousses que je couds parfois, un mousqueton, pour y accrocher ses clés si besoin, un carré de microfibre pour effacer les traces de doigts et une bandoulière réglable pour qu'elle puisse aussi l'emporter indépendamment de son sac à main.

Les appliqués m'ont permis de matelasser le molleton. Afin de le coudre facilement j'ai glissé une feuille de papier de soie entre la machine et lui, qu'il m'a suffi d'arracher une fois l'étape terminée.

Je me suis probablement imprégnée de tous les modèles consultés avant de me lancer, m'appuyant principalement sur ces explications pour la pose de la fermeture. Je n'ai en revanche utilisé qu'une pièce de tissu pour l'extérieur de la pochette, et une autre pour la doublure, me compliquant peut-être la tâche… J'y ai mis le temps mais je l'espère contente du résultat.

Lin, molleton et fermeture à glissière issus de différents trésors de glaneuse, autres tissus de sources diverses, mousqueton et boucle de ceinture de récup.
 

Pas encore tout à fait prête à être offerte, elle sortait tout juste des griffes de la machine à coudre au moment de la prise de vues…

Les photos font ressortir des défauts beaucoup moins visibles «en vrai»…

Je n'avais encore jamais cousu de fermeture à glissière à la machine, c'est maintenant chose faite ; ce n'était finalement pas si pire (avec le bon pied de biche) ! et j'ai par la même occasion découvert comment coudre tout près des bords…

samedi 28 septembre 2013

Tricot d'été

À partir de quand peut-on dire d'un modèle qu'il est «maison» ? Commencé à la campagne et terminé à Paris, celui-ci a pour base un patron de la Droguerie et correspond je pense à un bon 14 ans, voire à un 16 ans…

Tricoté en Philcoton 4,5. Ce fil de coton bio n'est plus commercialisé par la marque qui l'a remplacé par un autre, plus fin et… plus cher, mais on en trouve encore chez des revendeurs en ligne.

8 pelotes (400 g) de fil de coton à tricoter en 4,5
Aiguilles 4,5, circulaires de préférence
Crochet 4,5
Point de jersey, maille serrée

Demi-devant gauche
Sur l'aiguille gauche, monter 18 mailles, de façon à tricoter le premier rang de la gauche vers la droite. Répartir 4 augmentations sur le 2e rang ; 3 augm sur les 4e, 6e et 8e rangs ; 2 augm sur les 10e et 12e rangs ; 1 x 5 augm tous les 2 rangs, puis 1 x 4 augm tous les 4 rangs. Continuer droit sur les 43 mailles obtenues. À 21 cm de hauteur totale, augmenter 30 mailles pour la manche et, simultanément, commencer l'encolure en tricotant des diminutions apparentes (2 mailles  tricotées ensemble) à 2 mailles du bord, 18 fois alternativement tous les 2 et 4 rangs. Tricoter 4 rangs après la dernière diminution et placer les 55 mailles obtenues en attente.

Demi-devant droit
Commencer le demi-devant droit sur l'aiguille droite de façon à tricoter le premier rang de la droite vers la gauche puis poursuivre idem en vis-à-vis. Tricoter 3 rangs après la dernière diminution et placer en attente. Il n'y aura ainsi aucun décalage entre les deux demi-devants et les diminutions se tricoteront de la même façon que pour le pan gauche.

Reprendre le demi-devant gauche et augmenter de 25 mailles pour l'encolure du dos et poursuivre en  reprenant et tricotant le demi-devant droit. Tricoter droit jusque 59 cm de hauteur totale, avant de rabattre souplement une trentaine de mailles de chaque côté pour les manches (ici, 35 mailles de chaque côté pour éviter un décalage entre le haut et le bas). Continuer droit et rabattre souplement les mailles restantes à 80 cm de hauteur totale.

Tricoter une bordure rapportée dentelée pour le bas des manches et border le tour du gilet de mailles serrées au crochet, en ménageant une boutonnière (quelques mailles en l'air) à hauteur des premières diminutions du pan de devant droit. Coudre un gros bouton en face.



Pas d'utilisation commerciale, merci.

vendredi 20 septembre 2013

Bordure rapportée en zigzags ajourés

  


Monter 12 mailles
Note **  = 1 jeté, 2 mailles ensemble à l'endroit.
  • 1er rang (envers) : 1 maille glissée à l'endroit, 3 mailles endroit, **, 2 mailles endroit, **, 1 jeté, 2 mailles endroit = 13 mailles.
  • 2e rang : **, 11 mailles à l'endroit = 13 mailles.
  • 3e rang : 1 maille glissée à l'endroit, 2 mailles endroit, 2 fois **, 2 mailles endroit, **, 1 jeté,  2 mailles endroit = 14 mailles.
  • 4e rang : **, 12 mailles endroit = 14 mailles.
  • 5e rang : 1 maille glissée à l'endroit, 3 mailles endroit, 2 fois **, 2 mailles endroit, **, 1 jeté, 2  mailles endroit = 15 mailles.
  • 6e rang : **, 13 mailles endroit = 15 mailles.
  • 7e rang :  1 maille glissée à  l'endroit, 2 mailles endroit, 3 fois **, 2 mailles endroit, **, 1 jeté, 2 mailles endroit = 16 mailles
  • 8e rang : **, 14 mailles endroit = 16 mailles.
  • 9e rang : 1 maille glissée à l'endroit, 2 mailles endroit, 2 fois **, 2 mailles endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 2 fois **, 1 maille endroit = 15 mailles.
  • 10e rang : **, 13 mailles endroit = 15 mailles.
  • 11e rang : 1 maille glissée à l'endroit, 1 maille endroit, 2 fois **, 2 mailles endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 2 fois**, 1 maille endroit = 14 mailles.
  • 12e rang : **, 12 mailles endroit = 14 mailles.
  • 13e rang : 1 maille glissée à l'endroit, 2 mailles endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 1 jeté,
    2 mailles à l'endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 2 fois **, 1 maille endroit = 13 mailles.
  • 14e rang : **, 11 mailles endroit = 13 mailles.
  • 15e rang : 1 maille glissée à l'endroit, 1 maille endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 1 jeté, 2 mailles endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 2 fois **, 1 maille endroit = 12 mailles.
  • 16e rang : **, 10 mailles endroit = 12 mailles.
 Répéter ces 16 rangs jusqu'à la longueur voulue.

Tricot pour enfants
C'est vous la styliste !

Kate Buller
éd. Fleurus

mercredi 4 septembre 2013

In extremis

Le sac à dos de la douce lui blessant les épaules et n'étant pas bien étanche nous lui en avons trouvé un autre. Commandé sur Internet il semblait correspondre à nos critères. 

Il s'agit d'un sac de randonnée et non d'école mais ses taille et contenance
devraient permettre de l'utiliser comme tel.

J'en utilise un du même style depuis quelque chose comme huit ans, qu'elle se serait bien approprié (rien n'interdit de rêver). Sauf que le mien est en coton et son intérieur doublé et que celui-ci est composé d'un mélange de ramie et de coton. Surtout, il n'est pas doublé – il est donc plus léger – et la toile m'a semblé bien fine, même si la ramie est réputée très résistante (un fil de ramie de la grosseur d'un fil à coudre ne peut-être cassé à la main). Qu'à cela ne tienne, déclarai-je haut et fort, je m'en vais le doubler. Je pensais surtout au fond du sac, un peu transparent. 
Plus facile à dire qu'à mettre en pratique, j'ai pris le sac et l'ai posé et reposé bien des fois avant de me lancer lundi soir…

J'ai pris une chute de lin, dont j'ai taillé un morceau aux proportions du devant du sac et un autre à la taille et à la forme du fond, avec une marge de couture.

 Ma chute n'était pas suffisamment large ; j'en ai assemblé deux morceaux
– deux rangs en zigzag puis une couture anglaise – et centré la couture.

Le dos est molletonné et les coutures intérieures toutes renforcées de gros grain, il aurait fallu je crois une machine plus costaude que la mienne pour piquer toutes les épaisseurs. J'ai fixé à points glissés  (je ne suis pas sûre du nom) un premier côté de la pièce de lin au gros grain d'un des côtés du dos, avant de faire la même chose à l'autre extrémité.

 
 Pas tout à fait le même vert, j'ai pris la teinte la plus approchante.
Comme l'a fait remarquer la douce, ça n'est que l'intérieur du sac.

Je me suis ensuite occupée du fond. Après avoir grossièrement cranté l'arrondi pour éviter que le résultat grigne j'ai dans un premier temps et toujours à points glissés cousu le côté droit du fond de la doublure au dos du sac avant de fixer la partie arrondie à l'aide d'un bâti au tube formé par le corps de la doublure en laissant une marge de couture. J'ai ensuite rabattu et rentré cette dernière par-dessus pour un fini qui ne pique pas les yeux : toujours à la main j'ai ourlé le tout avant de prendre la machine pour deux rangs de point zigzag afin que la couture tienne malgré le poids de ce qu'elle devra porter cette année.
 

Je comptais au départ ajouter une pièce de simili cuir à l'extérieur. Étant donné la forme et le montage du sac, je n'ai pas trouvé comment faire mais je n'abandonne pas encore l'idée. Pour finir et toujours à la main j'ai fermé le haut du tube à points glissés avant de consolider cette dernière couture à la machine.


***
Elle avait eu un coup de cœur pour le tissu du protège-cahier et de la trousse cousus l'an dernier mais ne me l'a clairement dit qu'une fois l'un offert et l'autre vendue. Quand il s'est agi de lui prendre un nouvel agenda elle m'a demandé si je pourrai lui coudre une couverture dans cette étoffe. Cousue, lavée et repassée hier dans la foulée du sac, la Demoiselle l'a emportée ce matin !



La rentrée des 5es se déroulait tout à l'heure dans son collège.