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mercredi 24 février 2016

Révisions

Comme une suite logique au thème de la Cop nous avons abordé la présence du végétal, un sujet déjà étudié l'an dernier. J'ai bien aimé reprendre cet exercice à presque une année d'intervalle, et voir comment je m'en sortais cette fois.

Encres, feutre waterproof.

Après s'être conformé à la demande de la Ville et nous avoir demandé des étiquettes rectangulaires, notre professeur a fait évoluer ses consignes : les dernières étiquettes ont été des triangles de 8,5 cm à la base et d'une quarantaine de centimètres de haut. Nous avons ensuite tracé des triangles sur nos feuilles, dans lesquels nous avons fait tenir nos dessins.

Encres, aquarelle, feutre waterproof.

Étant donné la durée des poses, ces deux pages ont comme les précédentes été terminées à la maison. Je trouvais qu'il leur manquait également quelque chose, aussi, sur les conseils du prof, en ai-je habillé le fond, continuant ainsi à apprivoiser encres et aquarelle, mais il se peut que j'ajoute encore un peu de couleur au premier.
Les cours suivants ont également consisté en une révision, puisque nous avons repris les dessins à partir du mouvement continu avec Annie, là encore comme l'an dernier, et toujours au son d'Ibrahim Maalouf.


Une variante, cependant : dessiner sans quitter le modèle des yeux, composer «des dessins d'errance», comme les a appelés le professeur. Je n'y suis pas vraiment arrivée, j'aurais bien renouvelé l'exercice encore une ou deux fois.


La dernière série de poses s'est déroulée alors que la nuit était déjà tombée, avec pour seul éclairage la lumière qui venait de l'extérieur et celle qui passait par le store du bureau du prof.


mardi 9 février 2016

Nature (pas encore) morte

C'est le thème soumis aux élèves des ateliers Beaux-Arts à la demande de la Ville à l'occasion de la Cop21. Préparées par nos soins, chez nous, à partir de cagettes préalablement démantibulées, ces étiquettes aux dimensions semblables à celles que l'on trouve dans les jardins étaient destinées à être plantées place des Vosges durant la conférence. 

8,5 cm x 5,5 cm pour le rectangle, 35 cm de haut pour la tige.

Je me suis attachée à employer des matériaux naturels ou au moins biodégradables : aquarelle aux pigments alimentaires, papiers de récupe, encres, colle sans solvant et vitrifiant à l'eau. Avant que l'adolescence ne s'installe j'avais progressivement acquis une véritable collection de perforatrices. Je mettais systématiquement de côté tout papier susceptible de rendre quelque chose d'intéressant une fois perforé (emballages divers, catalogues de jardinerie, revues, papiers cadeaux…), et nous avons passé bien du temps à nous constituer une réserve d'étoiles, de feuilles et de fleurs, de papillons, de libellules, de chats, etc. Nous avons ainsi décoré divers objets ou même composé des dessins avec la douce, mais ces activités ont perdu leur côté attractif depuis un moment et nous ne les utilisons plus guère. J'ai plus d'une fois songé à les donner sans passer à l'acte, et m'en suis en l'occurrence félicitée. 


J'ai d'abord coloré la tige en jouant avec les nervures et nœuds du bois, avant de coller les feuilles d'érable. J'avais d'abord laissé le dos de l'étiquette nu mais, sur les conseils de mes camarades, je l'ai également décoré une fois rentrée à la maison, avec des feuilles de chêne cette fois.


Pas mécontente du résultat je le trouvais cependant un peu simpliste, aussi ai-je dessiné puis découpé une abeille avant de la coller sur son support. Les cours suivants ont consisté à «illustrer» les étiquettes. Je suis arrivée avec mes réserves de papiers aux formes de feuilles, de fleurs et d'insectes, pensant qu'ils pourraient servir à quelqu'un, mais c'est à moi qu'ils ont été utiles.


Je craignais que le résultat soit trop enfantin et trop figuratif mais, à mon grand étonnement et bien que le dessin ne soit pas fini, j'ai reçu beaucoup de compliments.


Étant donné la durée des cours je les ai terminés à la maison. Si j'ai assez rapidement complété le feuillage de l'érable et colorisé les silhouettes, je gardais la sensation qu'il lui manquait quelque chose.

 Petits papiers (et colle), crayon, aquarelle, encres, feutre waterproof

Quant au dessin aux abeilles, s'il était à priori plus achevé que le premier, je le trouvais bien terne. Je suis restée un bon moment sans y toucher. Au début par manque de temps, puis par crainte de le gâcher. Je me suis tout de même lancée et lui ai ajouté un cerisier en fleurs : si la nature renaît, c'est qu'elle n'est pas morte, n'est-ce pas (appelez-moi La Palice)… J'ai ensuite passé les contours des silhouettes au feutre noir, avant de bleuir le fond, de marquer les ombres et de donner de la couleur aux insectes. Puis, reprenant mon premier dessin, je lui ajouté un fond.

Crayon, aquarelle, gouache, encres, feutre waterproof.

  
La tige de l'abeille s'est brisée un jour avant de la rendre. Je comptais découper un nouveau support que j'aurais collé au dos du premier pour le renforcer mais n'en ai pas eu le temps. J'ai à défaut collé un bout de bois à l'arrière, masqué avec du rafia collé, mais j'ai craint que ce rafistolage assez grossier ne tienne pas et seule l'étiquette aux feuilles est partie.

 Les feuilles de l'abre mesurent environ 1 cm de large et 1,5 cm de haut avec la tige (celles de l'étiquette sont plus petites) 
le papillon est plus grand – tant pis pour les proportions.

Nous avons rendu nos étiquettes le 10 novembre pour qu'elles puissent être exposées dès le début du mois de décembre. L'instauration de l'état d'urgence a chamboulé ces prévisions et l'exposition n'a pas eu lieu. Peut-être au printemps, nous a-t-on laissé entendre…

samedi 24 janvier 2015

L'apparition de la couleur

Petit à petit j'ai osé un peu de couleur.

Mise en avant de la présence du végétal.

La deuxième partie du premier trimestre a été consacrée à différentes approches du Déjeuner sur l'herbe. Celui de Manet, bien sûr, mais aussi ses variations par Picasso ou même Matisse.


Le trimestre s'est terminé par la visite de cinq expos, trois temporaires, dont celle consacrée à Marcel Duchamp à Beaubourg, que j'ai beaucoup aimée, et deux permanentes.



Duchamp a donné le ton à ce nouveau demi-trimestre. L'exercice est ardu, je suis repartie mécontente et frustrée du premier cours de l'année, un peu moins fâchée du deuxième, même si le résultat est encore loin de me satisfaire.

Étienne-Jules Marey, études de la marche par la chronophotographie, vers 1882.
Giacomo Balla, Bambina che corre sul Balcone, huile sur toile, 1912.
Marcel Duchamp, Nu descendant un escalier, 1912.


Marcel Duchamp par MELMOTH

Marcel Duchamp descendant un escalier, Eliot Elisofon, 1952.
Honoré Daumier, avocats.
Honoré Daumier, danseuses.
Toujours Daumier, lutteurs.

Partant de la photo d'Eliot Elisofon, nous devons arriver à «mécaniser» nos traits, en quelque sorte, comme dans le Nu descendant l'escalier du même Duchamp. Il nous faut donner à voir le mouvement de l'être plutôt que l'être en mouvement, à la façon des croquis d'Honoré Daumier.


Petite, menue, la peau diaphane et le corps tout en douceur, Annie donne chair avec la grâce et la souplesse d'une ballerine aux indications du prof. Les pauses de cet exercice ont d'abord duré trente secondes, avant de se muer en un mouvement lent et continu, au son d'Ibrahim Maalouf et de ses compagnons musiciens.