Affichage des articles dont le libellé est Gwenaël. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gwenaël. Afficher tous les articles

mercredi 18 janvier 2017

Disparaître

«Tout doit disparaître» est le thème commun aux ateliers Beaux-Arts cette année. Nous avons commencé par nous plier à la demande mais, rapidement, le prof nous a dit ne pas aimer l'obligation et l'injonction comprises dans la phrase, et nous n'en avons conservé que le dernier mot.


Mine graphite, feutres noirs, aquarelle.

Quand Claudia vient prendre la pose, un tableau d'Ingres s'anime sous nos yeux. La façon dont les diverses postures ont été croquées, ajoutée à celle dont elle s'est drapée dans le non-tissé, permet de jouer avec les fragments, les effets de transparence, de mise en avant et de disparition de certaines parties de son corps.

Mine graphite, aquarelle.
Des quatre poses ici reproduites, celle-là avait ma préférence.
Le prof a mieux aimé celle-ci.
Fusain, sanguine, carrés Conté, aquarelle.
Fusain, sanguine, carré Conté.
Mine graphite, feutre noir waterproof, aquarelle.
Mine graphite, feutre noir waterproof, aquarelle.
Encre de Chine, gouache, aquarelle, carré Conté.
Fusain, gouache, aquarelle, carré Conté. Les auréoles sont dues au fixatif.
Mine graphite, aquarelle, feutres waterproof et noir.
 Encre de Chine, gouache, bouts de fils et microchutes de tissus jolis.

J'avais commencé par habiller la silhouette de Gwenaël de papier de soie mais, insatisfaite du rendu, je l'ai arraché. Le résultat me convient bien mieux.

 Encre de Chine, gouache.
 Encre de Chine, feutres waterproof et noir.

mercredi 28 décembre 2016

La nuit n'est jamais complète


La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis 
Puisque je l’affirme 
Au bout du chagrin 
Une fenêtre ouverte 
Une fenêtre éclairée 
Il y a toujours un rêve qui veille 
Désir à combler, faim à satisfaire 
Un cœur généreux 
Une main tendue, une main ouverte 
Des yeux attentifs 
Une vie, la vie à se partager.
Paul Éluard

Et mis en musique par Julos…


J'ai lu qu'il s'agissait d'un poème de deuil, je le trouve plutôt porteur d'espoir. 

jeudi 13 octobre 2016

L'étourdie

C'est celle qui se mélange les pinceaux entre la date de réinscription aux cours de dessin, leur reprise, et qui réalise le tout le lendemain de ce qui aurait dû être sa rentrée. Un coup de fil plus tard la chose était réglée et j'ai donc repris le chemin de l'atelier avec une semaine de décalage.
Peut-être était-ce un acte manqué : après une année en pointillés je n'ai pas dessiné de l'été, et j'appréhendais un peu d'y retourner, mais j'ai été accueillie à bras ouverts et grands sourires ; je suis repartie de ce premier cours remontée à bloc, prête à y retourner dès le lendemain.

 La Barque des rêves – Encres et aquarelle.

Les élèves de l'atelier voisin ont conçu cette sculpture – blanche – faite, entre autres matériaux, de papier mâché, de bâche et de bouteilles en plastique. Je n'ai pas réussi à la rendre fidèlement mais ça n'a pas d'importance en l'occurrence, puisqu'il nous fallait nous inspirer d'œuvres renvoyant au rêve, parmi lesquelles Le Cap des tempêtes, de René Magritte.

En vue, une virée à Beaubourg pour visiter La Trahison des images, l'expo qui lui est consacrée jusqu'au 23 janvier prochain.
Ce n'était pas mon intention mais celui-ci me fait penser au Radeau de «la Méduse». Tu parles d'un rêve ! Feutres waterproof et noir, aquarelle. 
Le papier que nous utilisons n'est pas très épais, il supporte mal les pinceaux très chargés d'eau.

Le prof a évoqué quelque chose à propos de bateaux qui nous conduiraient, que je n'ai pas bien saisi car je finissais de m'installer au même moment, aussi a-t-il trouvé que je l'avais pris au pied de la lettre mais à vrai dire je me suis laissée porter et le résultat est simplement apparu, comme ça, tout comme le nom du premier dessin s'est imposé à moi.

Feutres waterproof et noir, aquarelle. Ça manque de contraste, il faut que je pense à moins diluer la peinture à l'avenir.

Je commence généralement mes dessins par la chevelure des modèles mais Gwenaël a le cheveu fin et il se passe la tête à la tondeuse, il m'a fallu du temps avant de trouver un rendu qui me convenait. Il vit en banlieue, à 25 km de Paris, et vient toujours à l'atelier en vélo. On s'attendrait à une baraque hypermusclée mais il n'en est rien. Il me fait penser morphologiquement aux mannequins de bois articulés utilisés parfois pour apprendre à dessiner le corps humain.


samedi 21 mai 2016

Cache-cache et transparence, fin

Les cours suivants les modèles se sont cachés derrière une cagette, à l'exception de Céleste, qui s'est dissimulée dans un drap en non-tissé.

Crayon. Pas très satisfaite de la silhouette centrale. Je l'aurais voulue floue, elle me fait plutôt penser à un monstre velu. Je n'ai pas osé retoucher ce dessin à la maison, la crainte de ne pas y arriver. Peut-être plus tard, quand je serai plus sûre de moi.

Encres et gouache.

Encre de Chine et carrés Conté.

Gouache et carré Conté.

Essai à l'aquarelle. Je n'en étais pas du tout contente sur le moment. S'il n'est pas parfait, avec le recul je le trouve finalement pas si pire.