vendredi 19 août 2016

Histoire(s) de soi, histoire(s) de l'autre - Objet du passé

Tu es jeune. Tu dois avoir quatre ans tout au plus. C'est les vacances et, avec tes parents, tu pars passer une partie de tes vacances chez les parents de ton père : tes grands-parents. Chez eux, tu trouves cette petite figurine. Elle n'a rien de particulier. Tu ne sais pas vraiment ce qu'elle représente non plus. Elle n'est pas extrêmement bien peinte mais malgré tout ça, tu l'aimes. Le balais qui tourne dans ses mains t'amuse alors tu le fais tourner. C'est l'heure du goûter. Comme à chaque fois ta mamie te remplit une petite tasse de raisins secs. Tu ne manges que ça à ton goûter, auprès de ton père et de ton grand-père, à qui tu en donnes parfois et qui en prennent même s'ils n'aiment pas ça. Ta figurine est en face de toi. Toujours. Parfois tu joues avec en mangeant, parfois non. Maintenant que tu es grande, tu ne joues plus avec ; comme tu ne prends plus de raisins secs au goûter. Mais elle est dans ta chambre. Parfois tu la regardes, la prends et la tournes dans tes mains avant de la reposer sur l'étagère. Parfois, en regardant des photos de cette époque, tu tombes sur des photos prises lors du goûter. La figurine est là, sur la table, en face de toi, pendant que tu manges. Il n'y a aucune photo de ces moments-là où elle ne participe pas au goûter.
Elle l'avait appelé «le manin».
Une dizaine de photos a été prise de ces moments-là, et j'ai bien eu du mal à choisir celles qui illustreraient son texte. Elle a vingt mois, elles ont été prises il y a très exactement treize ans. S'agit-il d'un vrai souvenir ou du souvenir de ce qu'on lui en a raconté ?

L'année écoulée a vu la classe de la douce s'impliquer dans ce projet en partenariat avec la Maison du geste et de l'image et la Ville. Ses professeures de français et de mathématiques, l'écrivaine Carole Achache et la photographe Chloé Devis ont conduit des ateliers thématiques autour de l'autoportrait, du quartier, des objets du passé, des goûts et dégoûts… Carole Achache est décédée à la fin de l'hiver, les ateliers ont continué. Une restitution de ce travail de longue haleine s'est tenue le 17 juin dernier à la MGI.

mardi 9 août 2016

Fleurettes au crochet pour gauchers

On trouve sur la Toile bien des modèles de fleurettes crochetées mais la plupart que j'ai pu voir se composent de quatre pétales plus ou moins carrés. En voici un avec cinq pétales arrondis, parfait pour les fins de pelotes.
 Je les trouve jolies, j'en remets quelques-unes :-)

Le crochet est tout sauf évident pour les gauchers (il ne suffit pas de faire les choses en miroir). Heureusement, on trouve de plus en plus de vidéos explicatives. 
Former un cercle magique.
À la gauchère.
À la droitière.

Le cercle magique tend à se tortiller. Une fois celui-ci et la première maille formés, la maille d'amorce, en quelque sorte, attention que l'extrémité libre du fil soit orientée dans le bon sens.

À la droitière.

Crocheter deux mailles en l'air (mailles chaînette), deux brides, deux mailles en l'air, une maille coulée dans le cercle. Une fois ce premier pétale obtenu, crocheter deux mailles en l'air et poursuivre comme indiqué précédemment. Les cinq pétales crochetés, reserrer le cercle magique et former une dernière maille coulée dans la base du premier pétale puis arrêter le fil et le couper. On peut laisser le cœur des fleurs tel quel ou le garnir d'une perle.


Un fil se crochetant en 3,5 donne une fleur de la taille d'une pièce d'un euro tandis qu'un fil se crochetant en 2,5 donne une fleur de la taille du centre de cette même pièce.
Je les laisserais presque s'envoler, comme autant de minuscules ballons et cerf-volants…

samedi 23 juillet 2016

Salade aux fèves et petits pois frais et crus

Pour quatre personnes
- vinaigrette (6 cuillerées à soupe d'huile d'olive, 3 cuillerées à soupe de vinaigre de cidre, 1 cuillerée à café de moutarde de dijon, herbes de Provence, sel aromatisé, poivre noir)
- 1 cuillerée à soupe de tahina
- 2 oignons blancs émincés avec leur tige
- graines de courges au goût
- 2 ou 3 tomates coupées en dés
- 2 grandes carottes râpées gros
- 6 radis râpés gros
- 1/3 de bocal de pois chiches
- 2 poignées de fèves écossées et pelées, crues
- 2 poignées de petits pois écossés, crus
- 6 cornichons émincés
- fêta émiettée, au goût (facultatif)

 Pas de fêta sur la photo, l'Ado n'aime pas, l'Homme et moi l'avons ajoutée dans nos assiettes…

Pour peler les fèves il suffit de les entailler avec un ongle ou la pointe d'un couteau. Certains conseillent de les blanchir, d'autres de les faire tremper une demi-heure dans un saladier rempli d'eau froide. 
Cette salade aussi colorée que protéinée peut se déguter en entrée ou en plat de résistance, accompagnée de falafels ou autres galettes végétales (pas mal d'idées chez Carole). Bon appétit !

mardi 19 juillet 2016

Histoire(s) de soi, histoire(s) de l'autre – Mode d'emploi

Doit être laissée à température ambiante ; pas trop froide, pas trop chaude. Le froid l'empêche de bouger, de faire fonctionner ses membres convenablement. Le chaud lui donne des dysfonctionnements techniques. A besoin de carburant. Régulièrement. Sans ça, elle ne peut pas fonctionner à plein temps. A une durée de vie limitée mais indéfinie. Doit rester en mouvement. Vous devez la laisser se reposer le temps qu'elle souhaite. Mais préférablement avec un minimum de quatre heures.
Elle peut être perfectionniste avec certains trucs. Est également très à cheval sur les horaires. 
Mais surtout le plus IMPORTANT est de ne surtout pas la forcer. 
ATTENTION : dans ces cas-là, ne pas intervenir. Attendre que le problème se règle tout seul !
Ses incapacités à fonctionner normalement sont multiples :
(ne pas oublier sa capacité à comprendre ce qui l'entoure)
- elle peut oublier certaines choses,
- ne comprend pas tout ce qui lui est dit.

L'année écoulée a vu la classe de la douce s'impliquer dans ce projet en partenariat avec la Maison du geste et de l'image et la Ville. Ses professeures de français et de mathématiques, l'écrivaine Carole Achache et la photographe Chloé Devis ont conduit des ateliers thématiques autour de l'autoportrait, du quartier, des objets du passé, des goûts et dégoûts… Carole Achache est décédée à la fin de l'hiver, les ateliers ont continué. Une restitution de ce travail de longue haleine s'est tenue le 17 juin dernier à la MGI.