samedi 22 décembre 2012

La Croix et la Bannière, William Boyd

Je viens de passer un temps infini à lire La Croix et la Bannière, un des rares romans de William Boyd qui ne m'était pas passé entre les mains. André Balland, le premier, avait publié cette histoire en France dans les années 1980 et par la suite le livre a longtemps été épuisé. Le Seuil l'a réédité il y a quelques années.
Boyd est l'un de mes auteurs préférés et j'aime en général l'atmosphère qui émane de ses lignes, mais cette lecture-ci m'a mise mal à l'aise, où le burlesque le dispute à l'absurde avant de virer au somme toute assez tragique ; un enchaînement de catastrophes qui vous pousse à vous demander si cette situation cauchemardesque va se rétablir, quand cette succession de tuiles que subit le héros va s'arrêter. Je l'avais acheté en anglais avant sa réédition mais malgré plusieurs tentatives n'avais jamais réussi à aller très avant dans ma lecture, ce n'est peut-être pas un hasard. Je ne l'ai pas abandonné parce que dans l'absolu je n'aime pas ça, que j'attendais d'arriver au moment où la situation s'améliorerait, que j'aurais détesté ne pas connaître la suite si elle avait été différente et aussi parce que  Boyd, quoi, mais peut-être aurais-je dû…
L'histoire avait été adaptée au cinéma avec tout de même Daniel Day Lewis et Harry Dean Stanton dans les rôles principaux mais je ne sais pas si le film est jamais sorti en France. 

Le mot de l'éditeur
Timide, gauche et irrémédiablement anglais, Henderson Dores, quarante ans, expert en tableaux, adore l'Amérique où il songe à refaire une vie jusque là médiocre. Oui, mais l'Amérique justifiera-t-elle ces espoirs et lui rendra-t-elle cette affection ?
La question risque de rester en suspens si l'on en juge par la série rocambolesque d'aventures que va connaître Henderson, lors d'une mission d'expertise que lui confient les patrons de la maison de vente aux enchères dont il est l'employé.
Le Sud profond des Etats-Unis se révèle un terrain miné où Henderson risque de manquer de ressources pour faire face à un milliardaire bizarre, a ses tableaux douteux et à sa progéniture redoutable.

D'autres avis, différents du mien, chez Babelio et Critiques libres.

La Croix et la Bannière
William Boyd
Traduit de l'anglais par Christiane Besse
Points



2 commentaires:

Roger Gauthier a dit…

Dominique, je suis au désespoir… Je ne connais pas du tout ! Quel sinistre ignare je fais, tu ne trouves pas ?

Parfois le silence de ma médiocrité m'effraie. Oupse, désolé pour celle-là…

Joyeux Noël, très chère ! :-)

Dorémi a dit…

J'en avais passé un autre en VO à ta blonde lors de votre première venue, mais elle n'avait pas aimé…