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vendredi 30 décembre 2016

Fragments

Certains exercices reviennent chaque année. À partir de la mi-octobre les séances ont consisté à travailler ce que le professeur appelle le «trait d'errance», avec mise en avant et effacement, et création d'une notion de mouvement.

 Crayon.

Mon trait varie selon la manière dont je tiens le porte-mine. L'exercice a évolué après les vacances de la Toussaint et nous avons de nouveau travaillé les fragments. D'abord se mettre dans le bain : on dira que la silhouette de Cécile est fragmentée par les accessoires qu'elle utilise – une plaque de polystyrène et un cadre vide. Il s'agissait-là de travailler les masses d'ombré sans lignes de contour, à la façon de certaines œuvres de Magritte, Seurat ou de Vinci…

Crayon et estompeur.

… avant de se rapprocher des consignes. Je mesure parfois les progrès de ces deux années de cours, malgré le trimestre manqué l'an dernier et l'absence d'exercices de cet été.

Crayon et estompeur, sauf en bas à gauche : feutre noir, pour un travail dans la masse plus que dans la ligne.

Je n'aurais jamais imaginé arriver à dessiner de la sorte il y a encore peu. L'occasion de comparer cette planche avec la suivante, que j'avais oublié de photographier et de publier, dessinée à peine un an plus tôt, et dont j'étais déjà assez contente.


Claudia n'a pu arriver à l'heure ce jour-là, victime du vol de son portefeuille. Nous avons donc débuté la séance avec une statue pour modèle, avant de poursuivre nos exercices de masses d'ombrés, partant de l'intérieur du dessin pour donner forme à la silhouette.

Crayon et estompeur, aquarelle et feutre noir.

Le prof a vu dans ce dessin une succession de points de ponctuation. 


Lentement mais sûrement nous nous sommes dirigés vers le thème de cette année.

jeudi 7 juillet 2016

Autour de Paul Klee

Une visite de l'exposition Paul Klee, l'ironie à l'œuvre, à Beaubourg, a déterminé la nature de nos exercices durant les semaines qui l'ont suivie. Nous avons dans un premier temps disproportionné la parfaite plastique de nos modèles, comme Klee l'avait fait à une certaine période, avant de (tenter de) mettre en avant l'aspect mécanique des corps.


J'ai d'abord eu du mal à suivre les consignes…
Crayon.

 … mais, petit à petit…
Crayon.
 
 Carré Conté.
 Feutre noir.

Puis Claudia est venue nous enchanter de sa grâce. Nous avons eu droit à un véritable effeuillage, très éloigné par sa beauté des performances de certaines scènes.
Feutres noirs, différentes épaisseurs de pointes.

Crayon.

Il s'est donc ensuite agi faire ressortir l'aspect mécanique du corps. Je n'ai pas retrouvé les dessins qui nous ont servi de support mais ils étaient dans cet esprit-là. C'est le type d'interprétation auquel je n'arrive pas.
Crayon. 
Aquarelle, crayon, feutre noir.
 Crayon. Virginie attend un petit pour la fin de l'été. Je ne sais pas quand nous la reverrons.

Annie est venue prendre la pose la semaine suivante. Il fallait cette fois retrouver les chiffres, voire les lettres dans le corps, inventer en quelque sorte un alphabet, mais je n'ai pas su me défaire de l'exercice de l'année dernière et le format de mes feuilles m'a gênée.
Crayon.

Nicolas a succédé à Annie, au côté d'Oscar le squelette, ballon rond à la main (ou au pied). Virginie avait également utilisé cet accessoire mais je ne l'ai pas fait figurer dans mes dessins – soit que je ne le voyais pas parce qu'elle nous tournait le dos, soit que je n'ai pas trouvé à le placer.
 Aquarelle, crayon, feutre noir.
 Aquarelle, crayon.
  Aquarelle, crayon, feutre noir.

J'ai manqué la semaine suivante, et celle d'après s'est passée sans cours, les ateliers Beaux-Arts préparant leurs portes ouvertes. On peut voir des photos des œuvres exposées . 
Mnémosyne, déesse de la mémoire et mère des Muses, avait donné son nom au thème de l'année. Les séances traitant du sujet ont eu lieu durant mon absence – toutes absences confondues j'aurai finalement manqué près d'un trimestre.