samedi 6 octobre 2012

Le blues du dentiste

À force de lire des horreurs sur les amalgames et autres cochonneries que l'on peut nous mettre en bouche j'ai longtemps hésité avant d'emmener ma fille chez le dentiste (certains affirment encore que le mercure est inoffensif !). J'ai un moment été abonnée au blogue d'une dame qui abordait la dentisterie de façon différente, la spécialiste en dentisterie holistique, mais le jour où je lui ai demandé si elle pouvait m'indiquer les coordonnées d'un praticien à Paris elle m'a répondu qu'elle était très prise par son activité d'auteure et la maintenance de son site. Elle n'avait pas ça sous le coude, devrait charger quelqu'un de ces recherches, moyennant finances, et, au passage, m'invitait à acheter l'un de ses ouvrages. Son message m'avait tellement étonnée que je n'y avais pas donné suite (elle m'a probablement jugée grossière, tant pis) : on trouve semble-t-il de plus en plus facilement des renseignements sur ce type de dentisterie mais jusqu'à il y a peu tous les articles qui en traitaient renvoyaient tôt ou tard vers elle, comme si elle avait verrouillé le créneau…
Poursuivant mes explorations sur la Toile j'ai finalement repéré quelqu'un qui pratique une dentisterie douce mais, alors qu'elle ne s'était jamais plainte d'aucune douleur, la Demoiselle avait deux grosses carries quand nous sommes allées le trouver. Les deux premières séances se sont bien déroulées, même si elle était craintive. Elle a souffert à la troisième. À l'issue de la cinquième le dentiste, très embêté, m'a appelée, me disant qu'il n'était pas équipé pour la soigner convenablement, que ses dents étaient trop abîmées, qu'il voyait comme elle était tendue, que son stress à elle rejaillissait sur lui, qu'il ne voulait pas qu'elle l'assimile à la douleur et à la peur, et qu'il fallait trouver un praticien qui utilisait l'anesthésie au protoxyde d'azote (Méopa).
J'ai d'abord, sur ses conseils, contacté l'ordre des chirurgiens-dentistes pour obtenir des coordonnées. On pouvait me donner deux ou trois noms, mais pas les adresses correspondantes. Mon interlocutrice m'en a  tout de même indiqué quelques-unes qu'elle situait de mémoire, mais qui restaient assez éloignées de chez nous. J'ai donc repris mes pérégrinations virtuelles et ai trouvé un cabinet à quelques arrêts de bus de chez nous.
Les sédations conscientes ne sont pas prises en charge par l'Assurance maladie. Au téléphone on m'avait annoncé un tarif qui, une fois sur place, s'est avéré différent et, faut-il le préciser, bien plus élevé. Je n'ai en outre pas aimé sa façon de s'adresser à ma Demoiselle. Ni son ton ni son attitude. Disons que l'annonce de la douloureuse n'a fait que sceller le tout. J'ai donc repris mes recherches. Certaines n'ont rien donné, entre le dentiste qui ne s'occupait pas d'enfants et ne pouvait me réorienter, celui qui demandait une somme astronomique rien que pour la première consultation et ceux qui n'ont même pas pris la peine de répondre à mes questions écrites – z'ont pas dû les apprécier…
Devant par ailleurs prendre un rendez-vous à l'école dentaire (située depuis quelques années à l'hôpital Rothschild) j'en ai profité pour demander s'ils pratiquaient cette anesthésie, et s'ils le faisaient sur les enfants ; on m'y a envoyée vers un autre hôpital. Là, le jeune homme qui s'est occupé d'elle pensait que les dents de ma fille pouvaient être soignées mais sa chef, quant à elle, a dit que le Méopa convenait pour des soins légers et dans ce cas précis a prôné un arrachage pur et simple, sous anesthésie générale. Comment dire ? Arracher les dents d'un adulte n'est déjà pas sans conséquences (sans parler de l'anesthésie), mais celles d'une enfant de dix ans ?!!
Au cours de mes recherches j'avais mémorisé quelques coordonnées. Je les ai donc reprises et ai commencé à contacter ces cabinets l'un après l'autre. J'ai fini par trouver quelqu'un pratiquant la sédation consciente, chez qui nous avons pu nous rendre sans crise d'angoisse, qui n'utilise pas de métaux lourds et dont l'assistante a su mettre ma Demoiselle en confiance. Si ma Petite Plume n'y allait pas de gaieté de cœur au moins n'avait-elle plus peur. Elle a conservé ses dents et, sur un plan esthétique, je crois que seul un œil averti saura les distinguer des autres.


P.-S. Je ne facture pas les renseignements, je les donne. N'hésitez pas à me demander les coordonnées en cas de besoin.

3 commentaires:

zazimuth a dit…

Mais quelle horreur !!! J'en tremble encore... Je déteste aller chez le dentiste, genre peur panique mais j'ai eu la chance quand j'étais enfant d'être emmenée chez un dentiste très compétent (mais pas "alternatif"). J'ai découvert récemment sur d'autres blogs l'existence d'autres pratiques notamment en ce qui concerne l'anesthésie mais ai du mal à me représenter ce que c'est.
Bon courage et gros bisous

Dorémi a dit…

C'est heureusement derrière elle, maintenant. La dernière séance a eu lieu mercredi et nous n'y retournons plus qu'en début d'année prochaine pour vérification…
Après, ce sera la surveillance de routine.

Isa LISE a dit…

Argh :(( Pauvre pitchoune et quelles recherches ! J'allais te parler de hypnose pour soigner(même si pas essayée)et finalement vu que tu t'étais orientée vers cette voie ! Contente de voir que ça a été efficace !