samedi 30 août 2014

Voici que la saison décline


Voici que la saison décline,


L’ombre grandit, l’azur décroît, 
Le vent fraîchit sur la colline, 
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.

Août contre septembre lutte ; 
L’océan n’a plus d’alcyon ; 
Chaque jour perd une minute, 
Chaque aurore pleure un rayon.

La mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.

Victor Hugo, Dernière gerbe

4 commentaires:

Cathy a dit…

Merci pour ce beau poème, il me rappelle celui-ci : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/l_aube_est_moins_claire.html
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Dorémi a dit…

Je ne connaissais pas, merci pour la découverte et bienvenue ici…

Hélène a dit…

Il me rejoint ce poème. Il me semble que je n'ai pas vu passer l'été.

Dorémi a dit…

Comme pour me contredire (et contredire Hugo) l'été qui, ici, a été assez aléatoire semble s'installer – pour combien de temps ?
Le poème mis en lien par Cathy dans le premier com' devrait également te plaire…