mercredi 15 juillet 2015

Mélange à coccinelles

Notre jardin continue de prendre forme. Les plantations et semis ont été paillés ou recouverts de broyat, reprenant la technique du bois raméal fragmenté qui nourrit la terre et nous permet de n'arroser qu'un minimum. Ils ont traversé la canicule sans problème, seule l'herbe en a réellement souffert. Les premiers radis ont été dégustés lors d'un pique-nique il y a déjà quelques semaines, les suivants et les autres fruits et légumes arrivent doucement à maturité.

Les semis de faux épinards n'ont quasiment rien donné. Des chemins de trèfles avaient aussi été semés, qui ont bien germé. Les racines ameublissent la terre, la verdure sert de compost de surface.

Le céleri s'entend bien avec les haricots et les poireaux. Peut-être ce pied-ci sera-t-il déplacé, à terme… Compter un pied de céleri pour six ou sept plants de haricots. La mélisse éloigne les fourmis. Il faudra en mettre près des haricots, dont certains plants sont envahis…

J'avais pris il y a quelques saisons un sachet de graines «à coccinelles» mais ne les avais pas semées. Je les ai finalement réparties dans deux bacs, me demandant si, depuis le temps, elles germeraient.

Des centaurées, de la bourrache, de l'aneth, et d'autres fleurs dont je n'ai pas retenu le nom (j'ai comme une gourde jeté le sachet…).

Je trouvais que ça manquait un peu de jaune, mais des pois sauvages ont commencé à fleurir.
Du lin rouge ?

 Et ça marche !

Si les coccinelles dévorent en moyenne cent cinquante pucerons par jour, leurs larves sont aussi redoutables puisqu'elles en dévorent jusque huit cents au cours des deux ou trois semaines que demande leur transformation à l'état adulte. Elles pondent au printemps et les œufs éclosent deux ou trois jours plus tard. Auront-elles déposé des œufs chez nous ?

Viendront-elles à bout des pucerons ?

Elles semblent par ailleurs également apprécier le trèfle.

Les coccinelles ne sont pas les seules à visiter les massifs fleuris…

Et avec un Abelia tout près, les bêtes à rayures sont à la fête…

Le topinambour transforme les intestins en champ de bataille mais la plante est jolie…

Des tomates à ne savoir qu'en faire : à celles de l'amap s'ajoutent celles surgies de notre terreau et d'autres encores, données par les jardiniers de la Ville. 

On en a un peu partout : dans les bacs, le long de la clôture et nous découvrons de nouvelles pousses à chaque séance de jardinage… Nous en avons donné, et sommes quelques-uns à en avoir sur nos balcons.

On se demande quelle variété de tomate donnera ce plant-là, la fleur ne ressemble en rien à celles que l'on connaît…

Le même phénomène semble se produire avec les courges, dont une demi-douzaine de pieds sont déjà sortis à différents endroits,  sans que l'on en connaisse encore l'exacte variété.

Les capucines, censées attirer les pucerons, n'en ont pas. Peut-être parce qu'elle ne sont pas très éloignées d'un pied de lavande ?

Résultat – concluant – de quelques pommes de terres germées, enfouies dans un tas de broyat.

Le poireau préfère les fraises, aussi associons-nous les plantes…

Ciboulette, oignons et échalotes sont de la famille du poireau.

Les gourmands prolifèrent, les plus avancés ont été mis en godets. Les tiges seront sectionnées dans quelques semaines, quand ils auront pris racine.

J'ai lu quelque part (mais où ?) que fraises et haricots se développent plus rapidement lorsque plantés ensemble que chacun de leur côté. J'ai donc repiqué entre salades et haricots trois fraisiers qui ne se développaient pas. On verra ce que ça donne…

Les myrtilliers ont donné des fruits mais font triste mine. Peut-être est-ce dû à l'acidité du terrain
  
Un framboisier a également jauni mais nous avons de nouvelles pousses, et aussi des baies.

Une bouture de ma misère sauvage a pris racine. Placée au bout d'un sillon car je n'étais pas sûre qu'elle redémarre, je la déplacerai plus tard dans un endroit où elle pourra tranquillement proliférer.

Aucun commentaire: