samedi 17 octobre 2015

La dame se demande

L'éditeur Magnard a laissé partir à l'impression un fascicule de français présentant une étrange façon de conjuguer le verbe voir au passé simple. 

 

L'erreur est humaine, la perfection n'existe pas, toussa, toussa. On le sait. Mais l'éditeur ne s'est résolu à publier de rectificatif (disponible ) et à modifier les réimpressions prévues que parce que les protestations se sont multipliées, arguant, dans un premier temps, que les enseignants étaient là pour corriger (sûr qu'ils auront apprécié tant de considération). La directrice des relations scolaires de l'éditeur était incapable d'expliquer comment cette erreur avait pu passer toutes les étapes de fabrication du cahier sans que personne ne la relève avant publication. 
Cette faute, six fois répétée, a-t-elle intentionnellement été introduite une fois toutes les vérifications effectuées ou est-elle simplement le signe que cet éditeur fait l'impasse sur les étapes de relecture ?

6 commentaires:

Gille monte ruici a dit…

Il y a toutefois de jolies incongruités de conjugaison, sans fautes. ma préférée: le verbe allecher à la seconde personne du pluriel de l'imparfait, qui nous vaut toujours un beau papier... et pour cause ;-)

Dorémi a dit…

En effet :D

Hélène a dit…

Des deux hypothèses d'explication, j'ai tellement peine à croire à la deuxième que je donne du crédit à la première. Mais cui bono ?

papelhilo a dit…

hallucinant !!

Dorémi a dit…

@Hélène : à vrai dire tout est possible, tant les éditeurs rognent sur la correction.
Regarde là pour te faire une idée de l'état de la profession :
http://www.categorynet.com/boards/viewtopic.php?f=21&t=25494

Marie a dit…

Andouille de...vire!