vendredi 2 novembre 2012

Les Orangers de Versailles (trilogie), Annie Pietri

Le hasard a fait qu'après avoir lu Complot à Versailles et La Dame aux élixirs la Demoiselle a étudié Les Orangers de Versailles en classe, l'année dernière, dont l'histoire se déroule à la même période.
Rendez-vous pour connaître l'histoire et savoir ce qu'elle en avait pensé à l'époque…
Ce livre, bien qu'étudié jusqu'en 4e ou 3e d'après ce que j'ai pu lire, s'adresse à mon sens à un lectorat plus jeune ou moins mûr que celui de la trilogie d'Annie Jay. Il est suivi de deux autres volumes, intitulés Parfum de meurtre et Pour le cœur du roi, aux couvertures également signées Nathalie Novi, que nous avons empruntés à la bibli dans la foulée de notre visite versaillaise et avant notre départ à la campagne.
Nous avons tous trois lu cette trilogie, et j'aime beaucoup quand nous partageons nos lectures…

Parfum de meurtre
Marion a grandi. Elle a quitté le service de la marquise de Montespan en devenant la parfumeuse attitrée de la reine Marie-Thérèse, rendant la Montespan folle de rage, d'autant que le roi s'éloigne toujours plus d'elle à la faveur d'Angélique de Fontanges. La marquise décide d'en appeler de nouveau aux services de la Voisin dans l'espoir de ramener vers elle son amant et la charge de se débarrasser de Marion pour éviter que, grâce à son «nez», celle-ci contrecarre son plan. Mais la Voisin a une autre idée en tête…
Ça se lit très vite, et j'avoue avoir trouvé ce volume un brin inconsistant (mais c'est ma vision d'adulte, la Demoiselle a pour sa part bien aimé). L'intrigue rappelle celle de La Dame aux élixirs, qu'elle m'a en revanche donné envie de relire.

Pour le cœur du roi
Ne pas se fier au titre qui fleure le roman à l'eau de rose, le cœur dont il s'agit est celui, embaumé, de Louis XIV. L'histoire débute cette fois en 1819, et la Révolution est encore bien présente dans les mémoires de ceux qui l'ont traversée. Au lendemain d'une terrible tempête, une jeune fille, Amélie Schunck, et son père, Philippe-Henry, un fervent royaliste, se rendent au château de Versailles afin d'en visiter le parc et constater les dégâts. Dans un cratère laissé par un arbre déraciné Amélie trouve un petit coffre de métal qui contient le journal intime de Marion, écrit près d'un siècle et demi plus tôt. Elle y mentionne l'existence d'un grimoire récupéré chez la Voisin qui explique l'art de l'embaumement et raconte la relation particulière qui la liait au Roi-Soleil et le souhait de ce dernier qu'elle s'occupe de l'embaumement de son cœur le moment venu.
Peu de temps après, M. Schunck fait l'acquisition des plaques ayant orné les urnes des cœurs de Louis XIII et Louis XIV. Dans la foulée, il trouve les cœurs eux-mêmes. Les cœurs momifiés étaient très prisés à l'époque par les artistes-peintres, qui les employaient comme pigments. C'est un peintre, justement, qui les lui donne (et la fiction de se mêler une nouvelle fois à la réalité). Seule une partie du cœur de Louis XIV a été utilisée. M. Schunck décide de restituer les cœurs royaux à leur descendant, Louis XVIII, mais, auparavant, souhaite faire réembaumer celui de Louis XIV.
À partir de là Amélie et son père remonteront le temps à la recherche des descendants de Marion et de la fameuse recette d'embaumement.

Les Orangers de Versailles, 
Parfum de meurtre, 
Pour le cœur du roi,
Annie Pietri
Bayard jeunesse

2 commentaires:

Hélène a dit…

Les trois à lire les livres ? Le Musicien aussi ? Avec discussions au repas ? Sympa.

Dorémi a dit…

Oui, exactement :-)