dimanche 11 novembre 2012

Ne pas oublier

Ceux qui n'en sont jamais revenus, ceux qui en sont revenus les membres arrachés, la gueule cassée ou les poumons en lambeaux, alors qu'aujourd'hui il ne reste plus de témoins directs de ces horreurs et que peu à peu disparaissent ceux des suivantes.


Comme beaucoup, je crois, j'ai longtemps cru que La Butte rouge était un chant communard, mais la butte dont il est question n'est pas celle de Montmartre, il s'agit de celle de Bapeaume.
Et puis, bien sûr, Craonne…

3 commentaires:

Roger Gauthier a dit…

L'art de chanter sur un ton presque badin les mots qui décrivent l'horreur absolue. L'horreur absolue d'une guerre qui fut peut-être, toutes proportions gardées, la plus sanglante de toutes.

Pas surprenant qu'un peu partout en France, le visiteur rencontre de multiples rappels de cette guerre, et de celle qui a suivi.

RG

Hélène a dit…

Quel que soit le pays, quelle que soit la cause, et même quelle que soit la raison de l'engagement de ces militaires, j'ai souvent honte du sort qu'on leur réserve à leur retour. Chez moi, on parle de soins médicaux refusés, d'absence d'aide au stress post-traumatique… Dieu sait que je ne suis pas en faveur de la guerre, mais si la société dont je fais partie a choisi de donner des armes à des gens et de les envoyer tuer ou se faire tuer, la moindre des choses, à leur retour, c'est de les aider.

Dorémi a dit…

Les hauts gradés mis à part les gars de cette guerre-là et de la suivante n'étaient pas des soldats professionnels, il s'agissait surtout d'appelés – du moins en ce qui concerne les Français…
http://juliendaget.perso.sfr.fr/Clem/3102mobilisation.html