samedi 8 novembre 2014

Beaux arts

Depuis la fin septembre mes pas me portent encore et toujours vers l'ancien quartier. Chaque semaine, généralement deux après-midis, j'apprends à dessiner dans l'un des ateliers Beaux-Arts organisés par la Ville et je ne vois pas le temps passer. Mes traits sont encore malhabiles mais l'artiste qui nous guide est très bienveillant. Petit à petit je devrais m'enhardir en même temps que ma main interprètera ce que voient mes yeux et que j'apprivoiserai de nouvelles techniques. Le cursus dure trois ans, renouvelables une fois. Ce cours se tient quatre fois par semaine, deux après-midi et deux soirs, et nous sommes encouragés à y assister autant de fois que l'on veut ou peut.

 
Premier cours.
 
Troisième cours.
Qautrième et cinquième cours. Recadrages.
 
Septième cours. Autour du Déjeuner sur l'herbe de Manet.

 On emporte parfois des chose à faire chez soi. Ici, étude à partir d'un nu académique, à l'issue du troisième cours. Ombres et présence et absence de traits de contours.

 Devinez où nous sommes allées le soir du 31 octobre ?

Chaque séance réunit une trentaine d'élèves de tous âges et de tous niveaux. Quand je vois ce qu'arrivent à dessiner ceux qui ont déjà achevé une ou deux années du cycle j'ai hâte…

Quatre-vingt-cinq ateliers répartis sur le territoire parisien proposent aux adultes amateurs un enseignement dans le domaine des arts plastiques. Une large palette d'enseignements est proposée : dessin, peinture, gravure, lithographie, sculpture, modelage, taille, assemblage, morphologie, photographie, infographie, cinéma d'animation et bande dessinée, bases d'architecture, perspective, histoire de l'art, morphogenèse et chant choral (source : mairie de Paris).

lundi 27 octobre 2014

Les retrouvailles

Elle avait fait un bébé toute seule, une petite fille qui dormait peu la nuit et pas tant que ça le jour, de sorte que l'aide que je pouvais lui apporter n'avait plus suffi au bout d'un temps. Elle avait fini par craquer et m'envoyer balader. Neuf ans ont passé sans que l'on se recroise et puis, dans les travées d'un magasin où je ne mets les pieds que de loin en loin, j'ai entendu murmurer mon prénom. Nous sommes reparties ensemble. Les filles se sont bien (re)trouvées aussi et ne se sont pas quittées les deux jours suivants.

Fin mars et début avril 2004. Elles ont respectivement 
pas tout à fait un mois et pas tout à fait deux ans et demi…

mardi 14 octobre 2014

Dans le métro…

Recherche avenir, si possible en bel état,
Avec vue sur la mer et jardin à fleur de bois,
Proche transports humains et pas loin du café.
Cœurs givrés, pas sérieux, s'abstenir de rêver.

Aurélien Picot

Si je déteste prendre le métro j'aime beaucoup ces pastilles de poésie placardées dans certains wagons. Celle-ci a remporté le Grand Prix Poésie Ratp 2014.

samedi 4 octobre 2014

You say tomato…

J'ai récupéré quelques tomates cet été.


Cuisinées et moulinées avant mise en bocal, passées au presse-purée avant congélation ou farcies…

 Drôles de glaçons et étranges cupcakes.
Dans le sachet vert, de la rhubarbe, délicieuse en clafoutis, dans les boîtes, de la courgette pelée et émincée et… de la tomate.

Préparation de base : dans une grande marmite, un filet d'huile d'olive, quelques oignons ou échalotes émincé(e)s, herbes de Provence, poivre, sel aromatisé, une cuillerée à soupe de curcuma (épice miracle que j'utilise abondamment), une ou deux cuillerées à soupe de gingembre frais râpé et bien sûr les tomates débitées en morceaux. Selon le contenu du frigo, quelques autres légumes (carottes, courgettes, poireaux…). Couvrir la marmite et laisser mijoter à feu doux durant une grande heure.

Six fois j'aurais rempli cette marmite de 5 litres – et une autre de 3 litres.
 Je crois que j'ai eu une absence : j'ai oublié d'en garnir une.

Les suivantes, suivies d'autres encore. Direction le congélo, avant que la saturation ne nous prenne parce qu'on avait aussi de quoi préparer des salades à chaque repas. Congélateur et étagères sont pleins, de quoi voir venir en attendant l'été prochain.



Sur la loggia aussi. Je ne sais pas de quelle variété il s'agit, les feuilles ont surgi du compost récupéré au printemps dernier.


Comme des enfants on a compté les premiers bourgeons, les premières fleurs, les premiers fruits. Je croise les doigts pour qu'aucune maladie ne se mette de la partie.


Si elles ne parviennent pas à maturité je pourrai en faire des confitures ou du chutney, à moins qu'elles ne terminent en tarte. Au pire des cas on aura eu le plaisir de froisser les feuilles et d'en humer le parfum…