mercredi 27 février 2013

Salvador Dalí au centre Pompidou

De Dalí je connaissais vaguement quelques tableaux, sa sexualité plutôt torturée et son franquisme – qui ne me le rendait pas exactement sympathique. Ayant à faire du côté de Beaubourg, je décidai malgré cela d'aller voir l'expo qui lui est consacrée jusqu'au 25 mars prochain et y entraînai bien sûr ma préado. Cette visite n'avait absolument pas été préparée, et pourtant j'aurais mieux fait de…
On accède à l'expo par une sorte de grotte – l'intérieur d'un œuf, ai-je appris ensuite – dans laquelle on entend le battement d'un cœur et où figure une belle photo de Dalí, jeune, prise par son assistant de l'époque, nu et recroquevillé en position fœtale à l'intérieur d'un… œuf. Au sortir de là, une des premières choses que l'on peut voir est une projection d'Un chien andalou. Nous sommes arrivées juste avant la séquence avec les deux pianos, les ânes morts et les séminaristes. Comme entrée en matière, ça se posait bien là. À peu près au même niveau de la salle, quelques tableaux de jeunesse de facture plutôt classique, portraits de son père et de sa sœur, quelques autres d'inspiration cubiste et d'autres encore, passablement déjantés. Entre putrefaits et images morbides ou limite obscènes (franchement, que répondre aux questions des plus jeunes devant l'abécébdaire où Eluard, sexe dressé, et Gala forment les lettres, ou encore devant Le Grand Masturbateur ?), nous en avons rapidement eu assez et avons parcouru le reste de l'expo au pas de charge – je crois bien que ça ne m'était jamais arrivé. Nous avons sûrement manqué des choses mais nous n'avions de toute façon pas les clés pour les comprendre. La Demoiselle a également détesté, trouvant tout cela «sanguinolant» et même «cauchemardique» [sic]. Nous avons pour habitude, à l'issue des expos que nous visitons, de prendre un souvenir, un petit truc à pas cher ; elle m'a cette fois-ci dit ne pas en vouloir.
J'espérais découvrir un artiste – l'homme comme son œuvre et les différentes techniques auxquelles il pouvait faire appel –, cela n'aura pas été le cas et j'en suis bien désolée.



Centre Georges-Pompidou
entrée principale par la piazza,
place Georges-Pompidou
M° Rambuteau, Hôtel-de-Ville,
Châtelet ou Les Halles

3 commentaires:

Hélène a dit…

D'accord, c'est un moment qui peut paraître au premier abord un gaspillage de temps. N'empêche, il est bon que la Demoiselle partage de tels moments avec toi. Pour plus tard : te sousviens-tu de la fois où nous étions allées voir Dali ?

J'ADORE cauchemardique.

véronique Martin a dit…

C'est vrai que Dali ne se découvre pas sans préparations au préalable ! Mais je suis sûre que certaines "oeuvres " de Dali resteront gravées dans l'imaginaire de ta pré-ado ! malgré cette visite peu enthousiaste !

Dorémi a dit…

En attendant elle ne veut plus en entendre parler…