samedi 2 juin 2012

La liste de nos envies

En écoutant l'annonce à la radio du super jackpot de demain, nous avons commencé à parler de ce qu'on ferait avec une telle somme, la Demoiselle et moi. Il faudrait bien sûr que l'on commence par jouer, mais j'ai repensé à ce livre, lu à la suite du billet de Madame Plouf… Pas de la grande littérature mais un fort agréable moment à passer, et je suis tout de même retournée à la première page de l'histoire à peine rendue à la dernière, chose qui ne m'était pas arrivée depuis bien longtemps.
Changer de maison, aider les siens – et aussi un peu les autres –, se soigner convenablement, voyager un peu… Rien d'extraordinaire, dans le fond, à la condition de pouvoir se le permettre. Le plus difficile je crois serait de ne pas perdre la tête et de faire attention aux «amitiés» intéressées.

D'autres citations et appréciations chez Babelio.

La Liste de mes envies
Grégoire Delacourt
 Jean-Claude Lattès

4 commentaires:

Plouf_le_loup a dit…

Chez nous, ces discussions-là sont très fréquentes depuis quelques années qu'on galère vraiment, c'est peut-être aussi pour ça que ce livre m'a tellement plu... Mais aussi pour l'humanité tellement "vraie" de l'héroïne =^.^= En tout cas, super contente de te l'avoir fait découvrir !

Dorémi a dit…

C'était notre première conversation de ce type et c'est elle qui l'a amorcée, à mon grand étonnement. Je n'ai jamais eu honte de lui dire que nous n'avons pas les sous pour un achat quand c'est le cas, ce n'est pas une phrase difficile à prononcer, et j'ai la chance qu'elle ne m'ait jamais piqué de crise dans ce cas. Mais il me semble chaque année la dire de plus en plus souvent. Est-ce parce qu'elle grandit et que ses souhaits et besoins changent ou parce que, d'année en année, nous serrons toujours un peu plus les fesses ?
Peut-être simplement le signe qu'elle commence à vraiment comprendre que, finalement, peu de choses sont gratuites en ce monde…

Hélène a dit…

Ma fille, un jour, réclamait quelque chose, je ne sais plus quoi. Elle avait huit ans, ça, je m'en souviens. Je lui ai dit qu'on n'avait pas l'argent pour ça. Mais, dit-elle, va à la banque ! Il a fallu lui expliquer que la banque n'était que l'endroit où on rangeait son argent, que la banque ne donnait pas l'argent.

Pendant des années, quand l'insomniaque que que je suis ne trouvait pas le sommeil, je faisait la liste de ce que j'achèterais si je gagnais le gros lot à la loterie. Ça commençait par un fonds en fiducie pour chaque enfant.

Dorémi a dit…

Quand elle était plus petite, elle me disait : « Pourquoi tu ne prends pas la carte ? » :-)
Mais, je le dis encore, j'ai vraiment de la chance de ce côté-là, je n'ai jamais eu de grosse crise à cause de ça, et les manifestations de c/ses (petites) déceptions ne sont jamais allées au-delà d'une moue vite dissipée.
Quand elle avait trois ou quatre ans et que quelque chose lui faisait envie, elle me disait : « Je le prends, maman, mais je le remettrai quand on passera en caisse… », et c'était effectivement ce qu'elle faisait :-)