lundi 6 février 2012

Grrr

La maîtresse de ma préado suit une formation ces deux prochaines semaines ; une remplaçante est venue ce matin (Hélène, Roger, ça vaut la peine d'être précisé : toutes les absences ne sont plus remplacées de nos jours, et il n'est pas non plus si rare de voir le remplaçant arriver alors que le titulaire du poste est déjà absent depuis un moment – que les enseignantes qui me lisent rectifient le tir si je me trompe ou noircis trop le tableau).
Ce soir, je trouve le mot suivant dans le cahier de liaison, signé par ma fille, et que je suis également censée signer :

1. Je lève le doigt avant de prendre la parole.
2. Je chuchote lorsque je veux m'adresser à mon voisin (sauf en zone rouge).
3. Je ne me déplace pas dans la classe sans autorisation.
4. J'écoute l'enseignante et applique les consignes données.

Est-ce moi qui ai l'esprit mal tourné ou bien ? Dans un premier temps je me suis demandé pourquoi je devais le signer. Après tout, ce n'est pas moi qui passerai mes journées avec cette instit. Puis je me suis dit que les choses énoncées là relevaient des simples bon sens et règles élémentaires de savoir-vivre (ne pas faire tout et n'importe quoi sans se préoccuper des autres) mais, finalement, je n'y vois que répression, «en zone rouge» signifiant que l'enfant ne peut ni parler, ni se déplacer, ni s'occuper à autre chose s'il a terminé son travail avant les autres. Ma fille m'a dit qu'ils avaient passé quasiment toute la journée en zone rouge, théorique, du moins, puisque ça n'a pas empêché les bavardages…
À quoi bon, dans ce cas ?

Ce n'était que la première journée, j'attends évidemment pour me faire une opinion plus précise de la situation…

7 commentaires:

Plouf_le_loup a dit…

Ce qui me fait froid, c'est quand je me demande ce qui va arriver si l'enfant ne respecte pas ce à quoi il s'est engagé en signant...
C'est nullissime (autant humainement que pédagogiquement) de demander des choses dont on sait d'avance qu'elles sont irréalisables. Il n'y a qu'à se rendre dans n'importe quelle réunion d'adultes pour constater que ces règles ne sont JAMAIS respectées intégralement. C'est l'anti-vie par excellence !

zazimuth a dit…

J'ai du mal à comprendre la nécessité de mettre un mot dans le carnet pour ça...
Mais je veux bien croire que le boulot de remplaçant ne doit pas être facile tous les jours, se faire respecter, s'adapter aux enfants qu'on ne connaît pas encore...

Dorémi a dit…

@Zazimuth : Entièrement d'accord avec toi concernant le deuxième point, surtout que dans les classes y a toujours quelques oiseaux rares pour mettre de l'animation, et d'autant plus quand ils sont 28 ou 30 comme de plus en plus…

papelhilo a dit…

formulé comme ci ou comme ça, c'est en fait l'éternel problème de la gestion d'un groupe (je parle en connaissance de cause, même si je suis face à des collégiens et lycéens) et ça ne va pas en s'arrangeant avec les années et l'évolution de la société ... alors on tente ceci ou cela, tout en sachant tellement bien que c'est plutôt vain, mais celui qui a LA solution ne s'est pas encore manifesté, malheureusement !

Roger Gauthier a dit…

Ha ha ha ha ha… Vive l'enseignement. Vive l'école. Vive les conneries. Vive le Québec libre !!!

T'en fais pas, c'est juste un peu mal parti… Je ne sens pas qu'il y aura une grande complicité ente elle et les petits moukmouks (québécisme…)

À cet âge-là. j'avais déjà commencé à lancer craies et brosses en classe… J'avais aussi une sarbacane d'une rare précision… Vive l'école !

Hélène a dit…

Pour répondre à ta question précise, à savoir pourquoi il t'est demandé de signer, je suppose qu'il s'agit d'attester que tu as pris connaissance du règlement de la classe. C'est peut-être aussi une occasion d'en parler avec la Demoiselle. Tu auras peut-être la surprise d'apprendre qu'il s'agit des articles qu'elle a dû recopier dans son cahier pour des raisons qu'elle aura à t'expliquer… (hi et hum)

Dorémi a dit…

Le truc, c'est que l'école a déjà son règlement intérieur, qu'elle signe chaque année depuis qu'elle la fréquente, et que la classe aussi, a déjà ses règles de vie.
Ce qui m'a fait tiquer, c'est le côté répressif de la chose, même si, comme l'a fait remarquer Zazimuth, le boulot de remplaçant ne doit pas être facile.
Je sens les enseignants en général souvent assez démunis devant le comportement des enfants qui leur sont confiés (et de leurs parents !) mais je ne suis pas persuadée que ledit tout répressif soit une solution.